L'air se déplace toujours d'une pression plus élevée vers une pression plus basse. La respiration fonctionne en modifiant la taille du thorax, ce qui modifie la pression dans les poumons.
L'inspiration
Le diaphragme se contracte et descend, et les muscles intercostaux externes soulèvent les côtes vers le haut et l'extérieur. Le thorax s'agrandit, la pression dans les poumons devient inférieure à celle de l'air extérieur et l'air entre.
L'expiration
Au repos, l'expiration est passive : les muscles se relâchent et les poumons élastiques se rétractent. Pendant l'effort ou une crise d'asthme, les muscles abdominaux et intercostaux internes chassent activement l'air.
Les muscles accessoires
Quand respirer devient difficile, des muscles du cou comme le sterno-cléido-mastoïdien et les scalènes aident à soulever le thorax. Leur mise en jeu est un signe visible de détresse respiratoire.
Compliance et résistance
La compliance traduit la facilité avec laquelle les poumons s'étirent ; des poumons rigides, comme dans la fibrose ou le SDRA, demandent plus d'effort pour se remplir. La résistance dépend surtout du calibre des voies aériennes, si bien que les voies rétrécies de l'asthme ou de la BPCO gênent le passage de l'air.
Au lit du patient
Comptez la fréquence respiratoire pendant 30 à 60 secondes complètes et observez le travail respiratoire : muscles accessoires, tirage et capacité du patient à faire des phrases complètes. Avec un ballon autoremplisseur à valve unidirectionnelle, vous poussez l'air en pression positive, donnez donc chaque insufflation doucement, en 1 seconde environ.
Guides associés
Rédigé par Making Synapses. Référence de sujets : OpenStax, Anatomy and Physiology 2e (aucun texte adapté).